Quand Palmyre échappait au pillage (Ier siècle av-JC)…

L. F Cassas, les Ruines de Palmyre, 1821 (musée des Beaux-Arts de Tours)

L. F Cassas, les Ruines de Palmyre, 1821 (musée des Beaux-Arts de Tours)

« Antoine [le Triumvir] envoya sa cavalerie à Palmyre, située non loin de l’Euphrate, pour la piller, accusant futilement ses habitants au prétexte que  leur ville, se trouvant sur la frontière entre les Romains et les Parthes, avait évité de prendre parti. C’étaient des négociants qui importaient des produits de l’Inde et de l’Arabie, et les vendaient dans le territoire romain. En fait, l’intention d’Antoine était d’enrichir ses cavaliers, mais les habitants de Palmyre furent prévenus, et ils transportèrent leurs biens de l’autre côté du fleuve, et, se postant sur le bord, se préparèrent à tirer sur quiconque viendrait les attaquer parce que c’étaient des archers d’élite. La cavalerie ne trouva rien dans la ville. Ils en firent le tour, et revinrent les mains vides sans avoir rencontré un ennemi. »

Appien, Guerres Civiles, VI, IIe siècle

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